L’étude a comme but de donner une vue d’ensemble du bioterrorisme et de la gestion efficace des crises. Sa première partie est consacrée aux alertes à l’anthrax en Suisse en automne 2001, afin de tirer des enseignements de la gestion de telles alertes pour l’avenir. Ensuite, il s’agit de mesurer les moyens actuels de lutte de la Suisse contre une attaque bioterroriste, de discuter les mesures de sécurité prévues et de formuler des recommandations pour l’avenir.
Arrière-plan
Les attaques à l’anthrax qu’ont subies les Etats-Unis en automne 2001 ont déclenché en Suisse une vague de plus de 1000 cas d’alertes à l’anthrax. Pour la première fois de son histoire, la Suisse était confrontée à une menace bioterroriste. Les autorités suisses n’étaient donc guère préparées à de telles alertes. Les alertes de l’automne 2001 ont rappelé le danger que présentent les spores de l’anthrax résistants aux antibiotiques.
But
Le projet a pour but de formuler des recommandations sur la manière de renforcer les moyens de lutte de la Suisse contre une attaque bioterroriste. Il s’agit ici de recommander des mesures concrètes, telles que la standardisation des méthodes d’analyse que doivent appliquer les laboratoires suisses en cas d’alerte bioterroriste. Une autre recommandation pourrait être l’encouragement d’une collaboration plus étroite entre la médecine humaine et la médecine vétérinaire, puisque de nombreux agents se prêtant au bioterrorisme sont présents dans le monde animal et sont facilement transmissibles à l’homme.
Portée
On n’a encore jamais réalisé en Suisse une étude globale sur le terrorisme biologique, ce qui laisse donc de nombreuses questions ouvertes. Ainsi, il n’est pas établi aujourd’hui quel département fédéral devrait assumer le rôle dirigeant en cas d’attaque bioterroriste.
L’étude offre la chance unique de clarifier le degré de préparation de la Suisse à des attaques bioterroristes.



