Le projet prévoit d’évaluer l’impact de résidus de substances antibiotiques qui atteignent les bactéries pathogènes et potentiellement pathogènes des genres Aeromonas, Acinetobacter et Legionella par les eaux de surface, leur habitat naturel.
Arrière-plan
Les substances antibiotiques utilisées en médecine humaine et vétérinaire peuvent atteindre les eaux de surface sous forme encore active et agir sur les bactéries présentes dans ces environnements.
Les gènes de résistances aux antibiotiques sont facilement échangés entre des bactéries même de genres très différents, ce qui aboutit à un phénomène de résistance accru.
L’évolution et la diffusion de la résistance aux antibiotiques dépendent de la pression de sélection des antibiotiques sur l’environnement des microbes.
L’eau pourrait contribuer au maintien et à l’éventuelle diffusion des caractères génétiques de résistance chez les bactéries pathogènes et non-pathogènes.
But
Notre but est d’évaluer si la présence, l’émergence et la persistance de bactéries résistantes des genres Aeromonas, Acinetobacter et Legionella dans l’eau est due à la contamination de cet environnement par de faibles quantités d’antibiotiques. On analysera l’effet de substances antibiotiques "pures" ainsi que celui d’un mélange d’antibiotiques, tel celui trouvé dans les eaux superficielles.
Portée
Ce projet contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes qui gèrent la diffusion de la résistance aux antibiotiques chez les bactéries pathogènes et les bactéries non pathogènes de l’environnement hydrique, ainsi que des mécanismes qui contribuent au pouvoir pathogène des bactéries aquatiques. Ce projet pourra fournir des indications importantes sur l’effet de la présence d’antibiotiques dans les différents systèmes de traitement des eaux usées.



