On retrouve dans les réseaux municipaux des eaux usées des traces des antibiotiques employés en médecine humaine, et des résidus atteignent les eaux ambiantes. La question qui se pose alors est de savoir quels sont les effets sur les écosystèmes et les êtres humains, particulièrement sous l’angle de la dissémination de la résistance aux antibiotiques.
Arrière-plan
Les antibiotiques employés en médecine humaine peuvent parvenir dans les eaux usées depuis les hôpitaux et les agglomérations et donc contribuer potentiellement au risque de propagation de la résistance aux antibiotiques en milieu aquatique. Les méthodes analytiques connues aujourd’hui permettent d’évaluer avec fiabilité la qualité et la quantité des traces dans les eaux usées et dans les eaux de surface.
But
Ce projet a pour buts: (i) d’approfondir notre savoir sur le comportement des antibiotiques dans le traitement des eaux usées et dans les eaux ambiantes, (ii) de mesurer le risque associé aux quantités de résidus d’antibiotiques employés en médecine humaine dans les eaux usées et les eaux de surface et (iii) d’améliorer notre aptitude à évaluer la tolérance de l’environnement aux antibiotiques à usage humain utilisés actuellement ou développés récemment. Le projet vise une coopération étroite avec des scientifiques experts en résistances aux antibiotiques.
Le plan de recherche est fondé sur une approche interdisciplinaire associant en particulier des chimistes et des microbiologistes environnementaux. Les études sur le terrain dans les eaux usées, dans les installations de traitement de l’eau et dans les eaux ambiantes seront basées sur des analyses chimiques et sur l’identification des résistances aux antibiotiques.
Portée
Les résultats de cette étude devraient être applicables à l’évaluation du risque environnemental des antibiotiques par les autorités, l’industrie chimique, les responsables de la santé tout comme les médecins hospitaliers et les généralistes. La méthodologie émanant de ce projet servira à l’évaluation d’antibiotiques déjà utilisés ou récemment développés quant à leur tolérance environnementale. A l’avenir, les critères de performance environnementale pondéreront l’activité déjà largement étudiée des antibiotiques ainsi que les effets indésirables des substances antibactériennes.



