Pour produire des denrées alimentaires à faible teneur en bactéries résistantes aux antibiotiques, il faut parfaitement comprendre le flux de gènes résistants dans l’environnement, afin de pouvoir prendre les mesures requises en matière de sécurité des aliments, d’élimination ou de réduction des bactéries résistantes.
Arrière-plan
Les denrées alimentaires d’origine animale ou végétale prêtes à la consommation peuvent contenir des bactéries résistantes aux antibiotiques apparues dans l’environnement en raison de l’usage fréquent d’antibiotiques par l’être humain et l’animal. Certains en déduisent que de telles résistances passent de la chaîne alimentaire aux bactéries du tractus intestinal humain, faisant surgir des complications lors de traitements aux antibiotiques chez l’être humain.
But
Notre projet de recherche vise à évaluer l’étendue et la fréquence de telles transmissions de gènes résistants. A l’aide de bactéries résistantes issues de produits carnés et laitiers crus prêts à la consommation (saucisses et fromages), nous allons saisir les résistances les plus fréquentes en vogue aujourd’hui et mesurer la transmission du gène résistant entre les bactéries dans les systèmes modèles. Ces systèmes simulent les conditions de vie des bactéries dans le tractus intestinal.
Portée
La détermination précise du type de gènes résistants aux antibiotiques et de leur aptitude au transfert depuis des bactéries des denrées alimentaires permet d’analyser le flux de ces gènes dans l’environnement, par exemple de l’animal à l’homme, par les denrées alimentaires. Ainsi des possibilités se présenteront ponctuellement à des maillons précis de la chaîne alimentaire et des mesures se dessineront visant à freiner au possible le développement de bactéries résistantes et à apporter une contribution à la sécurité des aliments.



